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Bruno Monsaingeon, l'homme qui fait respirer la musique à l'écran

RéTROSPECTIVE BRUNO MONSAINGEON

Il a filmé les plus grands virtuoses du XXe siècle et continue de sublimer les génies d’aujourd’hui. À l’occasion de sa rétrospective exceptionnelle au Festival Sœurs Jumelles, plongée au cœur de l’œuvre de Bruno Monsaingeon : un monument du cinéma musical, dont chaque plan se fait le souffle des notes.

Pour sa 6ᵉ édition, le Festival Sœurs Jumelles s’offre un invité de marque, un de ceux qui ont façonné notre manière de voir et de ressentir le classique à l’écran : Bruno Monsaingeon.Violoniste de formation devenu l’un des plus grands réalisateurs et écrivains de sa génération, cet artisan de l’image a signé en un demi-siècle plus de 100 opus. Yehudi Menuhin, Glenn Gould, Dietrich Fischer-Dieskau… les plus immenses interprètes se sont abandonnés à sa caméra.

Le festival vous propose d’ailleurs un moment privilégié pour venir écouter ce grand témoin décrypter son parcours lors d’une rencontre artistique exceptionnelle au Théâtre de la Coupe d’Or, le jeudi 25 juin à 15h.

À Rochefort, du 23 au 28 juin, le festival déploie un parcours d’Échos mêlant archives cultes, créations contemporaines inédites, musique vivante et temps forts. Petit guide pour naviguer au sein de cette rétrospective événement.

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RéTROSPECTIVE BRUNO MONSAINGEON

Le choc Gould : l’écriture polyphonique sur grand écran

Tout commence le mardi 23 juin à 20h à l’Apollo Ciné 8 avec la projection du chef-d’œuvre Glenn Gould, au-delà du temps (2006). Consacrer un énième film au légendaire pianiste canadien était un défi ; Bruno Monsaingeon l’a transformé en une œuvre d’art totale. Pour embrasser la complexité de ce génie, le réalisateur adopte une structure polyphonique rigoureuse qui imite le rythme et la rigueur des compositions de Jean-Sébastien Bach. À l’aide d’une synthèse exhaustive d’images d’archives et de dialogues fictifs avec des disciples anonymes, Gould semble reprendre le contrôle de sa propre légende.

Le bonus : En ouverture de cette séance, le public pourra découvrir Glenn Gould : la Partita N°6 en si mineur de Bach, un trésor de 26 minutes datant de 1974, présenté en partenariat avec INA madelen . La séance sera suivie d’un échange avec Bruno Monsaingeon.


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Schubert transcendé : quand l’image devient souffle musical

Le vendredi 26 juin à 15h, retour à l’Apollo Ciné 8 pour une immersion physique et spirituelle dans le romantisme allemand : La Jeune Fille et la Mort (1996).

Filmé à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Schubert et des 25 ans du mythique Quatuor Alban Berg, le film transcende l’exercice documentaire. En associant les répétitions et les masterclasses de Lübeck au concert final, le cinéaste filme la transmission et l’exigence pure.

C’est l’illustration parfaite de l’ADN de Sœurs Jumelles : une symbiose totale entre la note et l’image, où l’émotion passe par le détail d’un geste, la tension d’un archet, le mouvement d’un visage.


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La relève de la guitare : le Maestro filme Thibaut Garcia

Monsaingeon n’est pas seulement le gardien des mémoires d’hier ; il est aussi le passeur des talents d’aujourd’hui. Le jeudi 25 juin à 16h45, le Cinémobile accueillera la projection de son tout dernier film inédit : Thibaut Garcia – A guitar with a view (2026). La guitare classique est un continent paradoxal, à la fois ultra-populaire et méconnu. Le réalisateur y propulse le spectateur à la suite du virtuose toulousain de 32 ans. Entre des interprétations fiévreuses filmées pour l’occasion (Albéniz, Bach, Brouwer) et une immersion silencieuse au milieu des moines de Solesmes, la caméra capte l’homme derrière le prodige, n’hésitant pas à glaner ses confidences sur le football ou les jeux vidéo. Une séance précieuse, elle aussi suivie d’un débat avec le réalisateur.


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Au-delà du cinéma : la parole et la musique live

C’est le point d’orgue musical de ce parcours. Les trois sœurs Anna (alto), Magdalena (violon) et Caroline (violoncelle) Sypniewski, prodiges formées au Conservatoire de Paris et saluées par la critique internationale, s’empareront des monumentales Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach.

Proposé en partenariat avec l’Abbaye aux Dames et le Festival de Saintes, ce concert viendra clore de manière vibrante la boucle Gould/Monsaingeon dans l’acoustique de l’église.

Une œuvre immense, des films d’une rigueur formelle absolue. Prenez vos places, ouvrez grands vos yeux et vos oreilles.

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